promotion-capitaine-de-belsunce.fr

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Nos parrains : "PROMOTION “EXTREME-ORIENT


Capitaine de BELSUNCE

BIOGRAPHIE DU CAPITAINE de BELSUNCE


 

Henri de BELSUNCE est né à MENDE le 10 avril 1909.
Appelé au service en 1930 au 92ème Régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand, il suit un peloton d’élèves officiers de réserve et est nommé Sous-Lieutenant de réserve en 1931.
Il décide alors de suivre la carrière des armes et sert pendant deux ans comme officier de réserve en situation d’activité.
En 1933, il se présente au concours d’entrée à l’Ecole Militaire d’infanterie et des chars de combat de SAINT-MAIXENT. Il demeure deux ans à SAINT-MAIXENT avec la Promotion Albert 1er et en sort Lieutenant à titre temporaire pour rejoindre le 159ème Régiment d’infanterie Alpine à BRIANÇON.
Lieutenant à titre définitif en 1936, il quitte BRIANÇON en mars 1939 pour rejoindre à BEYROUTH les Troupes du Levant. Il y sert au 1er Régiment de Tirailleurs Marocains puis aux Services Spéciaux du Levant.
Après les combats de SYRIE en 1941, il est affecté au MAROC au 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains. Il y prend, en mai 1942, le commandement de la 11ème Compagnie, qu’il conservera jusqu’à sa mort.
Capitaine à titre temporaire en mars 1943, il gagne la TUNISIE d’où il embarque pour participer à la campagne d’ITALIE dans les rangs du Corps Expéditionnaire Français du Général JUIN.
En un mois de combats intenses et incessants, le Capitaine de BELSUNCE obtient trois citations à l’ordre de l’Armée. Sur les pentes du MONA CASALE, au cours de cette terrible campagne d’hiver, il se révèle comme un « magnifique guerrier» et un « véritable entraîneur d’hommes ». Son audace et son courage lui permettent de toujours dominer son adversaire et il fait l’admiration de ses tirailleurs comme de ses chefs.
Le 31 mars 1944, il reçoit en même temps la croix de Chevalier de la Légion d’honneur et la croix des Services Distingués que lui confère le Général CLARK.
Le 13 mai 1944, alors que s’engage l’offensive victorieuse qui va conduire les divisions françaises, en tête des armées alliées, jusqu’aux portes de ROME, le Capitaine de BELSUNCE, entraînant sa compagnie à l’assaut du GIROFANO, est tué d’une balle en pleine tête.
Ce « héros à l’audace légendaire » selon les propres mots du Général JUIN, demeure l’une des plus belles figures de l’Armée d’ITALIE et son souvenir est bien digne d’inspirer les actes et les pensées d’une Promotion d’Elèves Officiers.

BIOGRAPHIE DU CAPITAINE de BELSUNCE


PROMOTION “EXTREME-ORIENT”
1950 - 1952

 


La Promotion «EXTREME-ORIENT» comptait à l’origine 574 Elèves Officiers, recrutés par concours, soit à partir des Corniches («Concours Direct» : 266), soit provenant des Sous-Officiers («Concours Corps de Troupe» : 308), auxquels il convient d’ajouter 16 Elèves étrangers.

Les «Concours Direct» rejoignirent Coëtquidan au début d’octobre 1950. Après quelques jours consacrés aux formalités d’incorporation et d’engagement, ils furent envoyés dans des Corps d’infanterie des F.F.A., à raison de 10 par Bataillon, pour un stage de quatre mois (formation de base et peloton d’élèves gradés). Stage instructif par les contacts qu’il procurait avec la Troupe, ses réalités, ses problèmes.

Le 13 février 1951, regroupement de la Promotion tout entière à l’Ecole Spéciale Militaire Interarmes (E.S.M.l.A.) de Coëtquidan, commandée alors par le Général BONDIS. Les 590 Elèves sont répartis en 5 Compagnies à 4 Sections, chaque Section comptant en moyenne 13 «C.D» 15 «C.T» et 1 Etranger. C’est «l'AMALGAME», cher au Général de LATTRE, et qui, une fois encore, va se révéler excellent pour la formation tant morale que technique : chacun apporte ses connaissances, générales ou militaires, à l’ensemble.

L’îlot B, où elle est installée, sera le creuset dans lequel, sous l’impulsion du Chef de Bataillon Georges de BOISSIEU, va se souder la Promotion, sans aucune distinction d’origine, et où naîtra cet «esprit de Promo» toujours aussi vivant après 25 ans. D’autant plus, peut-être qu’elle est la dernière de cette formule et de l’E.S.M.l.A.

Fin juillet 1951, la Promotion est baptisée «EXTREME-ORIENT». C’est l’époque des grands combats d’Indochine, dans lesquels disparaît, dit-on, une promotion d’Officiers par an. La formation comme instruction sont dirigées dans l’optique de cette guerre nouvelle.

Et, pourtant, le sort voudra que moins da la moitié de la Promotion aille en Indochine.

Après le Triomphe, en juillet 1952, suivi de l’année d’Application, rapidement surviendront la fin de la guerre d’Indochine et le début des combats en Afrique du Nord.

Les deux premiers tués le seront dans un même combat, en Tunisie, le 1er septembre 1954, le jour-même de leur nomination au grade de Lieutenant. Coïncidence CAILLOL était «C.D.» et MAZUEL «C.T.».

Comme pour mieux marquer cette parfaite fusion des origines, le fait se reproduira le 18 janvier 1955, en Algérie, dans l’Aurès, HOURDEAUX «C.T.» et THOMAZO «C.D.» trouveront la mort dans le même combat, et ils appartenaient au même Régiment de Parachutistes.

32 Officiers de la Promotion sont Morts pour la France : 4 en Tunisie, 2 au Maroc, 1 en Mauritanie, 25 en Algérie.

Marquée dès l’origine par la guerre d’Indochine, la Promotion «EXTREME-ORIENT» le sera plus profondément et plus intimement encore par la guerre d’Algérie et par sa triste conclusion. Beaucoup quitteront alors l’Armée.

Aujourd’hui (1), la Promotion compte 180 civils sur les 521 survivants. 341 Officiers sont toujours en activité, 27 ont déjà été Chefs de Corps et 36 le sont actuellement.

(1) Jour du parrainage.
Nous avons 2 invités en ligne

Connexion

You are here Histoire